
Conçus à l’origine pour les lames-chargeurs du fusil Springfield M-1903, les ceinturons M-1917 furent attribués aux troupes à pied. Fabriqués en toile de coton kaki sable, ils se distinguaient par leurs dix logements, permettant le transport et l’accès immédiat aux chargeurs de cinq cartouches de calibre .30.

Ces équipements, utilisés jusqu’à épuisement des stocks durant la Seconde Guerre mondiale, furent classés « Limited Standard » en 1941. Leur fabrication variait selon deux méthodes : soit par assemblage de pièces distinctes (dos, devant et boucleries), soit tissés d’un seul tenant grâce au brevet exclusif des manufactures Mills et Russel, évitant ainsi tout assemblage mécanique.
À noter que le modèle M-1910, prédécesseur des M-1917 et M-1918, était doté d’une patte de maintien pour les lames-chargeurs, une caractéristique absente du M-1917 mais réintroduite sur le modèle M-1923


Le ceinturon se compose de trois éléments : une sangle arrière de réglage et deux côtés avec cinq pochettes chacun.



Reporté à l’intérieur des deux premières pochettes, le marquage à l’encre précise le mois et l’année de fabrication. July 1918
Sous le logo MILLS , sont gravées les différentes dates de brevets associées : Pat july 18 07 – Mai 18 1916


Caractéristique des équipements fabriqués durant la Première Guerre mondiale, le mécanisme de réglage se compose de deux crochets solidaires du fourreau de la sangle. Ceux-ci s’articulent avec des œillets disposés à l’arrière du ceinturon

La sangle de réglage du ceinturon porte, gravée sur sa plaque métallique, une date de brevet
Patented Mills july 16 07 Mai 18 15



Le ceinturon est nominatif est pote le nom du soldat CLARENDON



Toutes les pochettes sont fermées par des boutons pressions en laiton de type Lift the Dot.

Les ceinturons M-1917 et M-1918 seront pourvus de pochettes pouvant recevoir 2 lames chargeur de 5 cartouches de cal.30.